Ordonnances infirmières : ce qu'elles doivent contenir pour facturer
Sans ordonnance valide, pas de facturation possible. Et une ordonnance incomplète, c'est un indu qui vous attend au prochain contrôle.
Les règles de base
- Les actes techniques sont réalisés sur prescription médicale écrite, datée et signée.
- La prescription doit être qualitative et quantitative : nature du soin, fréquence, durée.
- Vous facturez ce qui est prescrit : ni plus, ni autre chose.
Les mentions qui comptent pour la facturation
- Soins de nuit : pour des soins répétés, la nécessité impérieuse d'une exécution de nuit doit figurer sur l'ordonnance, sinon pas de majoration de nuit.
- Dimanche et jours fériés : l'ordonnance doit imposer une exécution quotidienne, par exemple « tous les jours, y compris dimanche et jours fériés ».
- Urgence : elle justifie les majorations horaires, à condition d'être réelle et tracée.
Le cas des pansements
- Une prescription « jusqu'à cicatrisation » vaut pour trois mois maximum, sauf si le médecin précise une autre durée.
- Un pansement lourd et complexe doit correspondre à une plaie de la liste NGAP : décrivez la plaie (surface, profondeur, évolution) dans le dossier de soins.
Conserver et transmettre
- Transmettez l'ordonnance en SCOR (pièce justificative numérisée) avec vos feuilles de soins.
- Surveillez les dates de fin : renouvelez avant l'échéance pour ne pas réaliser de soins hors prescription.
Avec l'offre Premium, le suivi des ordonnances de Simply Factu vous alertera avant chaque échéance : vert à jour, orange bientôt, rouge à renouveler.
Guide de synthèse, sans valeur réglementaire. La référence reste la NGAP et ses avenants publiés sur ameli.fr. Contenu à jour au 30 septembre 2026.